La lettre du Président - cscal

Centre Social et Culturel
Arts et Loisirs
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La lettre du Président

Je suis Noël DEMULIER, bénévole au Centre Social depuis 2007, j’anime chaque mercredi de 16H30 à 18H00, un temps d’initiation au numérique. Je suis membre du Conseil d’Administration depuis 6 ans, et j’occupe le poste de Président depuis la démission de madame WELSCHBILLIG.
Le Centre Social et Culturel Arts et Loisirs est une association de loi 1901, qui a vu le jour en 1997, lors de la fusion entre le Centre Social Europe, et le Centre Culturel du Marché. Nous disposons, toujours des deux bâtiments que la commune de Capavenir-Vosges met à notre disposition.

Au service de tous, ce centre social est un témoin privilégié des évolutions sociales et sociétales vécues par les habitants de son territoire d’intervention. C’est un acteur de proximité qui développe ses missions d’actions sociales visant à améliorer les conditions de vie de l’ensemble de la population, et qui porte des valeurs de solidarité, de dignité humaine et de démocratie. C’est une ambition forte et une situation complexe.
C’est une structure propice à l’innovation et au développement social qu’il initie en concertation avec les différents partenaires locaux.
Les centres sociaux sont amenés à conduire leurs missions dans un monde en déséquilibre constant, marqué par une réorganisation des services de l’Etat, une évolution des modes de financement, des exigences d’évaluation plus fortes.

Un travail très important de coordination, mettant en place avec les familles, des actions collectives et individuelles, était dans le même temps, amorcé. Ces mêmes familles qui connaissent des difficultés qui se cumulent, avec la paupérisation, l’émergence de certaines formes de précarité, notamment dans le monde du travail. La transformation de la cellule familiale avec de plus en plus de familles monoparentales. Un déséquilibre intergénérationnel avec la diminution du nombre des plus jeunes et l’augmentation des personnes âgées. La pertinence de l’organisation associative est plus que jamais nécessaire. Non seulement dans les quartiers populaires ou sensibles, mais sur l’ensemble du territoire.

Posons-nous cette question : « Comment rendre plus visible et lisible notre action sociale et citoyenne au sein de la collectivité ? Qu’est-ce qui fait la différence entre un centre social et un service d’aide « classique » Qu’y trouve-t-on, qu’on ne trouve pas ailleurs ? »
Si nous pouvons apporter une réponse claire à ces questions, et la porter auprès de nos partenaires, nous pourrons garantir l’avenir de notre centre social.

Les orientations de l’association ont évolué au fur et à mesure de son existence. Son histoire est marquée par un développement continu et une évolution progressive de ses actions, élaborées en cohérence avec l’évolution des besoins et des demandes des habitants, mobilisant un nombre de partenaires sans cesse grandissant. Structuré aujourd’hui autour de secteurs spécifiques d’activités spécifiques comme l’animation enfants, l’insertion sociale et professionnelle, nous allons dès cette année, y intégrer l’éducation à l’image et aux multimédias. Il nous faut apporter de nouveaux services qui donneront satisfaction aux publics bénéficiaires. Nous travaillerons pour faire évoluer une nouvelle fois l’organisation de l’association afin de mieux prendre en compte les demandes des habitants, nous améliorerons et pérenniserons les conditions matérielles et humaines de mise en œuvre des actions.

Nous ne sommes jamais assez nombreux, d’autant que ces derniers temps, les bénévoles se sont faits rares. Les salariés et les bénévoles sont complémentaires. Une des particularités des centres sociaux étant d’être piloté par un conseil d’administration constitué de bénévoles, chacun doit trouver sa place dans la conduite du projet social, même si la frontière est parfois difficile à maintenir.
Mais il existe d’autres postes dans la structure, où les bénévoles sont nécessaires. Dans l’animation ou la gestion des activités, directement auprès des publics. Ils s’impliquent principalement dans l’accompagnement à la scolarité, mais aussi dans l’éducation au multimédia ou la mise en place de manifestations.

Nous entendons beaucoup parler aujourd’hui, d’ illectronisme ou de fracture sociale numérique. La dématérialisation totale des services publics, prévue pour 2022 concernera l’ensemble des documents administratifs. La consultation de certains services en ligne peut se révéler difficile pour les personnes qui ne manient pas l’outil informatique. Même si la Communauté d’Agglomération d’Epinal a proposé des cours informatiques grâce à des services civiques recrutés pour cette mission, ceux-ci sont limités dans le temps. Pour être autonome, sur le Net, il faudra bien plus que quelques heures de formation.
Le premier obstacle reste souvent l’achat d’un ordinateur et d’une imprimante. Cela reste cher pour beaucoup d’entre nous.
Selon une étude, c’est près de 25% de la population qui ne se sent pas à l’aise avec le numérique. En janvier 2019, le Défenseur des droits alertait notamment sur le risque de "recul de l'accès aux droits et d'exclusion" dû à la numérisation des démarches administratives. Selon une autre étude publiée en novembre 2018, le numérique est perçu par les personnes interrogées comme potentiellement excluant (39%) davantage qu'un facteur d'inclusion (18%).  
Si les personnes âgées sont les plus touchées, et contrairement aux idées reçues, les jeunes aussi peuvent être concernés par l'illectronisme. Dans cette même étude, on apprend ainsi que 12% des jeunes se disent mal à l'aise avec les outils du numérique. Pourtant nés avec ces nouvelles technologies et très à l'aise sur certaines applications, réseaux sociaux ou consoles de jeux, ils se trouvent désemparés dès que l'utilisation devient moins ludique. Ils sont complètement démunis lorsqu'il s'agit de poster un CV, de faire une recherche plus approfondie, sans parler des relations avec l'administration.
Une difficulté qui peut avoir un effet négatif sur leur vie professionnelle pour ces jeunes qui ne maîtrisent pas les codes numériques et qui sont pénalisés. Très souvent, les premiers échanges avec l'employeur se font par le web.
Je ne vais entrer plus dans le détail, vous avez suffisamment d’éléments pour comprendre que c’est un enjeu majeur pour un Centre Social. Nous nous devons de répondre chaque jour aux sollicitations des habitants de notre territoire. Nous apportons du matériel dans une salle informatique qui compte une dizaine d’ordinateurs, mais nous avons aussi besoin de personnes capables d’encadrer les demandeurs.
Les bénévoles représentent une ressource essentielle dans la qualité des actions. Ils ont la possibilité de mobiliser des personnes de leur entourage et de créer un réseau.

Ayez toujours à l’esprit que votre centre social a été créé pour votre plaisir, et que ce n’est pas un produit que vous avez acheté.
Aussi, à l’image de Kennedy qui disait : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. ». Je terminerai en vous disant  « Demandez-vous ce que vous pourriez apporter à votre association, et non pas ce que votre association peut vous apporter. »

Noël DEMULIER



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